Saint-Thuriau, 56, les vitraux de l'église, dont une PASSION du XVI°

Publié le par jeanpierrelebihan2


Saint-Thuriau.

Commune possèdant 3 édifices dont l'église, les chapelles Saint Mathias et Notre-Dame de Joie en Gohazé;

 L'église



  Cet édifice
possède 7 baies, dont une, du XVI° siècle, dont le sujet est une une Passion

Note
 les baies sont numérotées, à partir du chevet :0, avec les chiffres impairs du côté nord et les chiffres pairs du côté sud. Les lancettes sont numérotées  en lettres A,B…de gauche à droite et  en chiffres à partir du bas 1,2,


 Baies 1, 2, 3, 4, 6, 8, 11,
verrières à symboles de l’atelier  Bonneville datée 194O; C'est un peintre verrier Parisien  qui c'est réfugié à Rieux durant la guerre 39-43, il a beaucoup travaillé dans le Morbihan.,

Baie 6.


Vitraux XVIe, Scènes de la Vie du Christ, restaurées par l’atelier Lux Fournier de Tours, en 1901

Une intervention de l’atelier Quimpérois de Jean-Pierre Le Bihan  eut lieue en 1955

Rapprochement de cette Passion avec d'autres Passion de la même époque.

 :
Les Passions des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre du Faouët, Morbihan,datées1516 ont certains cartons  identiques à la Passion de l’église Saint-Nicaise de Saint-Nic.Finistère


De plus cette dernière possède une Résurrection, photo ci-contre, semblable à celle de cette église de Saint-Thuriau



Ce qui  confirme  notre approche de ce vitrail en lui donnant un auteur qui serait l'atelier Quimpèrois de la famille le Sodec

Description ce cette Passion

Baie à 3 lancettes trilobées de 4 panneaux offrant 9 scènes,

et un réseau composé de 5 mouchettes et 2 écoinçons.

Dans ce dernier, on trouve en supériorité, un Christ du Jugement Dernier,  assis de face, les bras en croix, en robe rouge et portant nimbe rouge.

 A l’étage au-dessous, dans 2 mouchettes horizontales, deux anges nus avec sexe d’homme et comme seul vêtement un  long ruban rouge, pour l’un, rose pour l’autre, serré à la taille et flottant au vent. Ces deux anges sur un ciel bleu où nagent des petits nuages blancs, sont l’un volant vers la gauche, l’autre vers la droite. Ils jouent de la trompette, celles du Jugement Dernier.
 
Dans les deux mouchettes inférieures des hommes et des femmes, aux gros seins, plus ou moins habillés, sortent de la terre couverte d’herbe verte.

A1.
  La Descente de croix ,  Le corps du Christ, en oblique de gauche à droite, est  retenu d’une main par  Joseph d’Arimathie qui descend de l’échelle. Simon de Cyrène reçoit le bas du corps.

Marie-Madeleine, à genoux au premier plan, pose son visage de profil gauche sur la main droite du Christ qu’elle tient des deux mains, l’une au dessus de l’autre. Elle est coiffée d’un turban jaune et porte une chemise blanche à manche jaune orangé. Des glands y sont accrochés. Son manteau rouge est posé sur ses jambes.

Les plaies du corps du Christ sont fermées, seule une trace de sang apparaît au dessus du linge blanc. Sa main gauche repose sur ce linge. Marie, au nimbe violet, est , les mains jointes, derrière le milieu du corps de son fils.

Sous son manteau glisse un voile blanc. Auprès d’elle et derrière, saint Jean,  et des femmes non nimbées comme saint Pierre, que l’on reconnaît à l’extrême droite grâce à sa houppe de cheveux. Il porte une barbe blanche à deux pointes.

A2 « Come il  porta crois ». Le Christ porte la croix en bois jaune sur son épaule gauche, sa main  gauche  est posé sur le bois plus loin. Son visage, nimbé de jaune, est de face.  Une couronne d’épines avec fleur de lys au centre. Derrière lui, Simon de Cyrène, foulard brun sur la tête,  soutient la traverse verticale de la croix de son épaule gauche  et  la tient de l’autre main. Sa chemise verte  sous l’effet de l’effort s’est ouverte et laisse découvert le torse et un morceau de son ventre. A droite du Christ et derrière la croix, visage de face à grande moustache et barbe blanche et casque à oreille, suit à cheval . il tient de la main gauche la hampe jaune d’une hallebarde au fer bleu  comme son casque. Il porte un vêtement vieux violet à boutons et lacets qu’une ceinture bleue serre à la taille.

Un dernier personnage, en avant du Christ l’aide à porter cette croix. Il est de dos, les jambes et les pieds nus arqués sur le sol vert et revêt une chemise blanche et une culotte de la même couleur. Il est coiffé d’un bonnet avec foulard noire  au dos.

A3 et A4, Le baiser de Judas. Le serviteur du grand-prêtre, cheveux roux, visage de trois quart  droite, chemise blanche, pourpoint orange, bottes jaunes à décor renaissance, est renversé par terre de tout son long et de gauche à droite, sa lanterne,elle zaussi renversée,est à ses côtés. Il relève le buste et montra dans sa main droite l’oreille que saint Pierre vient de lui couper. Celui-ci est au-dessus de lui, de face, robe verte et manteau rouge, l’épée encore à la main droite, la jambe droite pliée, il se redresse après le coup d’épée. Il ne porte pas de nimbe et se cheveux, du moins sa houppe et sa barbe sont blanches.

Au-dessus du serviteur et à droite, le Christ, cheveux courts, tête sans nimbe, de trois quart droite, robe rouge et manteau  bleu violet, se  laisse embrasser par Judas qui met sa main droite sur son épaule droite. Le Christ lève un doigt de sa main droite. Serré contre lui, Judas, de face, le visage de trois quart gauche, barbe et cheveux frisés, s’habille d’une robe jaune et d’un manteau pourpre accroché à l’épaule droite, celui du Christ est à l’épaule gauche. De la main gauche il tient une bourse jaune.  Le ciel est bleu, de petits nuages blancs suivent les bords de la tête de lancette et les armes des soldats se dessinent en noir sur le bleu ;


 B1. La Résurrection, même carton que la Passion de l’église de Saint-Nic
Le Christ, au grand nimbe ovale et jaune le visage entouré de longs cheveux noirs, est debout, le pied gauche sur le couvercle de la tombe qui a été poussé en travers , l’autre pied est dans le vide. Le garde de gauche à turban bleue dort , assis appuyé sur sa main droite, celui de droite  est allongé de tout son long  et se réveille en essayant de se redresser des 2 mains. sur la hampe de sa lance. Plus haut à gauche une troisième garde avec lance à pompon,  regarde le Christ  monter vers la ciel A droite, en face un dernier, la main droite sur sa lance porte son visage  ébahi vers  le Christ.

 Celui-ci, est vêtu d’un manteau rouge qui laisse la poitrine découverte  Sa main droite dresse deux  de ses doigts et la gauche tient haut la croix de résurrection. Le fond  derrière lui est vert d’arbuste et le ciel au-dessus de couleur rouge.

B2.
Le Christ est sur la croix, sa tête penche sur sa droite. Carton très proche de Saint-Nic. Ces cheveux sont bien peignés et  ont une natte visible  sur le côté gauche, iIl porte une couronne d’épines de couleur jaune  mais sans épines ,  et sans fleur de lys au centre, comme il avait  lors du portement de croix.  Ses poignets sont fermés

 Un pan du linge blanc  qui lui couvre les reins vole sur sa droite, côté où se trouve le bon larron qui le visage légèrement relevé de trois quart gauche lui parle  tandis que le second lui tourne le dos.  Ils portent tous les deux des linges dans l’esprit de celui du Christ, mais avec un plu de jaune d’argent chez le mauvais larron.
 Le Golgotha  dessine une courbe verte sur un ciel rouge.

A la droite de la croix, Marie, non nimbée, en pâmoison, décrit, avec son corps et ses vêtements, robe violet de cobalt et manteau bleu outremer, une courbe concave que son bras droit contre balance. Ses bras et ses mains pendantes décrivent  à l’intérieur de cette espace un ovale qui s’ouvre  entre les deux mains.

 Derrière elle, une sainte femme  pointe son visage coiffé d’un turban jaune au côté d’un visage d’homme qui peut être saint Jean. Tous les deux tournent leur regard vers la croix. A droite,  un groupe de deux personnages, dont celui de gauche, est probablement 

Joseph d’Arimathie qui indique de sa main droite à son voisin la personne du Christ. Il reprend là le geste de Longin.  Coiffé  d’un chapeau à larges rebords de couleur violet magenta, il porte une barbe et moustache tombantes, que l’on retrouve à Pont-Croix dans des scènes d’une Passion. Sur sa robe  de pourpre foncé à galon à amende et perles jaunes et blanches, il a suspendu  de biais à une  ceinture or une épée au fourreau blanc et à la poignée or. Il  chausse des bottes  d’un autre violet fumé. Son compagnon, a figure ronde coiffée du capuchon d’un manteau ou bure bleu, sur une robe rouge,  porte sa  main droite vers une ceinture de corde et montre de sa main gauche la scène .  Il pourrait s’agir d’un donateur et reprend les mêmes gestes du personnage de Saint-Nic.

B3, B4.
« Com  il fut flagellé ».  Le Christ de face la tête penchée sur sa droite porte des cheveux longs et une barbe en deux pointes. Il n’est vêtu que du linge blanc serré sur sa taille. On lui a lié les mains dans le dos après les avoir fait entourer le poteau de supplice en bois jaune veiné et à chapiteau qui est piqué dans un sol vert. Ses pieds sont aussi liés au poteau par une corde que tire de la main gauche un bourreau qui est sur sa gauche et est habillé,  d’un collant rouge, d’une chemise gris blanc et porte  une épée à la hanche gauche.  De sa main droite, il tient un fouet. De l’autre côté, à gauche,  un second, courbé, vêtu d’une cape blanche à découpes or sur chemise  bleue  et manteau rouges, le visage de trois quart coiffé d’un turban blanc, crache sur le Christ. Il projette son pied droit nu dans les parties  sexuelles du Christ. Derrière lui,  apparaît la tête de profil  d’un troisième bourreau qui frappe le Christ de la main droite et de sa main gauche lève son fouet Un quatrième, casqué, ,sur la droite, lève lui aussi son fouet.  Au-dessus, le ciel est bleu et des petits nuages blancs se collent aux bords de la tête de lancette.

C1
, le Christ aux nimbes. A droite de la scène, debout, de trois quart gauche, la croix de résurrection tenue de biais de la main droite, le Christ avance  sur l’herbe à grande enjambée. Il porte sa robe rouge avec la poitrine découverte. En face de lui,  et sur la gauche, Adam et Eve plus une autre personne, de trois quart gauche, tout nus, sortent de la gueule grande ouverte  aux dents acérées  d’un monstre aux narines énormes et aux yeux ronds.

C2.
  Sur fond Rouge, en haut de la croix et à hauteur de la partie droite de la traverse horizontale, Joseph d’Arimathie, bonnet bleu, visage de profil gauche, manteau brun rouge avec dans le dos une paire de pince glissée dans un ruban jaune serré autour de la taille  est monté sur un bras d’échelle. Il fait glisser le drap blanc dans lequel le corps du Christ est retenu. Sur la gauche Simon de Cyrène de dos et le visage de profil  droit lève sa main droite vers le corps du Christ dont la tête descend sur sa gauche.

C3et C4. « Comm il fut livré »  A droite sous un dais et sur un trône posé sur estrade aux carreaux irréguliers jaunes et blancs, est assis  de face Pilate. Il est coiffé d’un chapeau à turban rouge et sa tête est penchée sur sa droite, ses cheveux, sa moustache et sa barbe sont blanches. Il porte comme vêtements une cape  bIanche sur une robe bleu de cobalt  et un manteau rouge damassé. Il regarde le Christ  et se lave les mains dans une bassine or. A sa gauche, un homme au chapeau vert regarde la scène. Le serviteur qui d’habitude tient la cruche est absent, le panneau  a-t-il été coupée comme certains autres. Un homme pas très grand, veste rouge, culotte verte, chausses bleues et souliers noirs se tient face à Pilate les jambes écartées. Il s’est lié au Christ  dont il tient le bout des deux mains. Une partie de cette corde est lovée autour de son corps. Du Christ n’apparaît parmi la foule que le visage, à la couronne d’épines jaune. Il porte une barbe courte noir et des cheveux longs. La foule est composée d’hommes en armes dont on n’aperçoit que les visages, les casques, les armures et les lances qui se dessinent en noir sur un ciel bleu qui se terminent le long des bords de la tête de lancette par des petits nuages blancs.

LES AUTRES VITRAUX.


 Baie 5 en ogive de 3 panneaux, dans panneau du milieu sur fond  d’architecture violette et bleue une Annonciation,  panneau inclus dans  un accompagnement au jaune d’argent   Baladi-Budet de Quintin en 1980. La Vierge est à droite, nimbée, de trois quart gauche, debout les mains jointes, robe rouge, à collet or et manteau bleu  Elle porte de longs cheveux blonds tombant sur les épaules  en tresses. En face   l’Ange en robe blanche de trois quart droite, aux ailes rouges, la jambe gauche  pliée et le pied en avant posé sur le sol à carreau vert. Il tient de la main gauche un sceptre du bout duquel part un phylactère avec le Salve Régina en lettres gothiques.

En 1878 , Auguste André, dans « de la verrerie et des Vitraux peints »  page. 178 signale une Circoncision que  Rosenzweig avait aussi noté  en 1862.Elle  a disparu depuis 1932, de nouveau signalée .

Baie 7 en ogive de 3 panneaux, dans panneau du milieu sur fond  d’architecture violette et bleue une Trinité. Panneau inclus dans accompagnement au jaune d’argent de Baladi-Budet en 1980 Le Père Eternel, de face, coiffé d’une tiare tient  une croix des deux mains posées aux extrémités de la  traverse horizontale. Il est assis dans un fauteuil violet et revêt une robe bleue et un manteau rouge qu’il a ramené sur ses genoux. La colombe du Saint-Esprit vole au-dessus du nimbe du Christ crucifié.

baie 9 petite baie cintrée d’un seul panneau  grisaille et jaune d’argent, esprit néo-renaissance Baladi-Bude

Publié dans LE SODEC AUTEUR

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article